21.08.2009

la Blanche Colombe

La Blanche Colombe,

 

Il existe des escales que les PNC détestent. Dites Miami à un stew où une hôtesse et il vous répondra "houlalalala" sur un ton catastrophé.

Et pourtant lorsque ma gardienne me demande où je pars et que je réponds Miami, j'ai le droit à "halala quelle chance"!

En vérité, nous voyons le monde sous un angle plus pragmatique lorsque nous voyageons pour le travail. Nous ce qui nous fait rêver, ce ne sont pas les palmiers, mais un hôtel central, proche des restaurants et des commerces, avec une piscine bien exposée et loin d'un aéroport. Simplement parce qu'entre le moment où nous arrivons à l'hôtel et le départ du lendemain, il s'écoule souvent moins de 24H, alors on recherche confort, repos, calme et shopping rapide.

Souvent les gens s'imaginent que c'est largement suffisant pour profiter alors que c'est juste le nécessaire pour récupérer. Et c'est le cas du Miami. Car Miami est un vol éreintant avec une clientèle un peu clinquante, familiale et exigeante. Un rien particulière. Un chouia caricaturale aussi. Le dress code est le même pour la majorité, pantalon en lin, T-shirt bleu flashy ou rose pétant, Gucci et Prada, sac Marc Jacobs pour les ado. Et bien sûr, le bronzage extrême de circonstance.

Les vacances d'été sont donc des périodes de voyages vers la France. Et cerise sur le gateau; cette ligne a hérité des 747 de la flotte. Ceux qui n'ont pas la vidéo individuelle en éco. Donc 400 passagers, avec de nombreux enfants pendant presque 10h dans un avion, certes mythique, mais un peu dépassé en terme d'aménagements... Et bien sûr, il faut gagner le coeur de nos clients et leur donner envie de revenir. Dur.

Mais c'est parfois sur ce genre de vol où le service ressemble parfois à une bataille que nous trouvons des perles qui nous font sourire.

Sur le vol retour donc, avant de commencer le service repas, nous distribuons les repas spéciaux. Leur nombre peut varier. En Inde par exemple, il y a énormément de végétariens. Sur le vol pour Toronto également, du fait d'une importante migration indienne vers le Canada.

Sur le Miami, ce sont les repas enfants et les repas cashers. Hier, nous en avions 75 à distribuer, ce qui est beaucoup, presque 1/5 de l'avion. Le timing est important car les repas ne doivent pas refroidir, et malheureusement, les gens sont dispersés dans tout l'avion. Alors on se base sur la liste des passagers pour les retrouver, en priant St Christophe...

J'avais donc ma liste sous les yeux et avant de donner le plateau, je vérifiais que le prénom de l'enfant correspondait bien. Et là je tombe sur Blanche. Et sa petite soeur, Colombe.

Pendant quelques instant, je n'ai pas réalisé et puis, hop, ça a tilté.

La Blanche Colombe...J'avoue avoir demandé aux parents si c'était le fruit du hasard. Mais je n'ai pas insisté devant leur embarras. Pourtant, j'aurais bien demandé si elles n'avaient pas 2 petits frères; Bave et Crapaud.

C'est difficile à croire, mais c'est vrai. Moi, ma mère voulait m'appeler Marguerite, c'est le nom de la vache dans le film avec Fernandel... J'ai eu de la chance. Mon frère un peu moins, il s'appelle Régis. Mais à la décharge de ma mère; il est né bien avant les nuls et non, une bonne fois pour toutes, ce n'est pas un con! Merci pour lui.

12.08.2009

Quelques escales...Sao Paolo

Quelques escales...Sao Paolo!

Le week-end dernier, je suis partie au Brésil. A Sao Paolo plus exactement.

Et je n'étais pas seule. Nous étions 250.

Bon, j'avoue que sur les 250 je n'en connaissais qu'un. Mon invité. Mon amoureux.

Les autres? Des passagers bien sûr!

Donc je suis partie en vol au Brésil et comme mon amoureux semblait très disposé à m'accompagner, je ne me suis pas faite prier pour l'emmener avec moi.

Il faut dire que c'est plus agréable de partir en escale avec un accompagnant. D'ailleurs, cela aura été l'occasion pour moi de redécouvrir cette brave ville de Sao avec des yeux neufs.

Car Sao n'a pas la côte auprès des navigants. Évidemment, tout le monde préfère Rio.

Sao est une ville difficile au premier abord. Polluée, gigantesque, avec un taux de criminalité important.

Vue comme ça, ça ne donne pas envie.

Et pourtant...Nous y avons passé un super WE, avec un temps hivernal splendide... 30°, soleil, cachaça et pao de queijo.

Et bien sûr à la clé, encore une belle vidéo de Max et de la photo urbaine.

Donc pour voir les photos, c'est ici et la video, ça se passe sur le site I love this game, en lien sur ma page.

Si certains sont intéressés, je détiens la recette de la caipirinha et des boules de fromages. Quant à ceux qui feraient escale à Sao avant d'entreprendre un voyage au Brésil, n'hésitez pas à me demander des infos, car il y a vraiment de quoi passer un agréable WE.

Yes, we love Sao Paolo!

26.07.2009

Quelques escales...New York.

Quelques escales...New York.

 

New York, c'était au mois de mai, car "en mai, fais ce qu'il te plait!"

Alors nous, nous sommes partis en amoureux pour 48H d'escale dans la ville qui ne dort jamais.

Dormir,  j'en rêvais un peu, car il faut dire que ce n'était pas exactement des vacances pour moi...Contrairement à un certain chanceux :)

Ce qui nous a particulièment touché? Le coucher de soleil, côté Brooklyn avec la vue sur le Manhattan Bridge et le Brooklyn Bridge. Sompteux!

New York est une ville  de contrastes et de contradictions qui se mélangent harmonieusement.

Et quelle énergie!

Pour les curieux qui veulent en savoir plus, faites un saut sur le site de Max, I love this game, en lien sur ma page.

Bonne visite! 

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19.04.2009

Quelques escales...Mexico

Mexico,

 

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Me voici une fois de plus à Mexico City...Pour ma plus grande joie!
Profitant d'un moment de calme, je me suis dit:
_" tient! Et si j'écrivais un haiku."
Finalement, ce sera un texte et la création d'une nouvelle catégorie: les escales.

Tout à commencé avec un DVD de Woody Allen Celebrity. J'étais paisiblement à la médiathèque du QG d'AF( aussi appelé la DO...Vive les sigles!) où je savourais un calme relatif, lorsque mon bipper s'est mis à vibrer d'une façon déplaisante.
Vibration immédiatemant suivie d'un bip retentissant, pressant.
Réserviste, je venais d'être déclenchée.
Adieu Week-End en amoureux, croissants en tête à tête, ballade dans les rues de Paris collés-serrés sous le parapluie...
A moi Mexico City!

Temps de vol 10H30 et beaucoup d'anecdotes à raconter. Mais celle-ci en particulier:
En voyant le sigle AF sur ma veste, un jeune retraité qui me faisait un peu de charme (son épouse étant assise un rang derrière...Le gredin!) me déclare avec le petit air satisfait d'un homme cultivé et sûr de lui:
_"AF bien sûr, c'est pour aviation française!"
Celle là, on ne me l'avait encore jamais faite.Après une seconde de stupeur, je lui réponds sur le ton du maitre d'hôtel anglais imperturbable qui en a vu d'autre:
_"non monsieur, cela veut dire Air France"
Bleu comme le ciel, blanc comme mon silence de stupeur, et rouge comme les joues cramoisies de mon fringant passager.

Un des nombreux privilèges (il faut bien entretenir le mythe!) de ma profession consiste à pouvoir découvrir un pays et sa réalité.
Une réalité souvent bien différente de celle relayée par nos amis les médias.
Dans l'avion, des passagers me demandaient avec inquiètude si Mexico n'était pas une ville trop dangereuse et s'il était possible de se déplacer de jour en métro sans prendre de risques.
Alors là, j'avoue que j'ai un peu surjoué les baroudeuses... Je leur ai dit que depuis des années je prenais les cars pour visiter le pays...Seule. Et le métro à Mexico...Seule aussi.
Ah ce regard plein d'admiration que m'a lancé mon retraité gaffeur!

Bon, plaisanterie à part, j'adore le Mexique. C'est un pays d'une richesse culturelle incroyable. Depuis des années que je viens à Mexico régulièrement, je n'en ai pas encore fait le tour. Sans compter tous les sites intéressants se trouvant dans les environs de Mexico!
Bien sûr qu'il y a des risques. Mais n'importe qui peut se faire agresser dans sa ville, au coin de sa rue.
Il faut simplement rester vigilant, ne pas sortir tout son argent de son portefeuille, ne pas porter de bijoux attirant le regard, et ne pas tomber dans la parano.

Et surtout, se faire plaisir.

Cette fois-ci, je ne suis pas partie crapahuter en car. Je suis sagement restée intramuros en m'offrant une visite à mon marché favori dans le quartier de San Angel.
Situé tout au sud de la ville, c'est un quartier vraiment adorable et vivant, composé de vieilles maisons coloniales très colorées.
Le samedi se tient un marché artisanal qui se mélange avec les peintres qui viennent exposer et vendre leurs tableaux dans la rue. Ce n'est pas vraiment là que l'on peut faire des affaires car les prix sont élévés. Mais la ballade dans ces rues pavées, loin de l'agitation du reste de la ville mérite le détour.
C'est traditionnellement un quartier d'artistes (Diego Rivera y avait son atelier, aujourd'hui reconverti en musée) et d'étudiants.
A voir aussi l'ancien couvent des carmélites datant de 1615.
Bref, que du bonheur et du soleil.
Ne manquait que mon amoureux.

Quant à demain, je pars à la chasse au hamac. Et je me dépêche de revenir à l'hôtel afin de revêtir mon habit de lumière siglé AF pour voler, non pas vers de nouvelles aventures, mais vers l'élu de mi corazon.


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