01.09.2009

Quelques mots...15 ans...

15 ans, le plus bel âge...

 

On n'est pas sérieux quand on a 15 ans.

Je le sais, je les ai eu un jour. C'était il y a 18 ans.

18 ans, c'est chouette aussi, et ce n'est pas très différent que d'avoir 15 ans, sauf qu'on a plein de nouveaux pouvoirs en plus, comme superman. On peut voter, on peut boire légalement et adieu la conduite accompagnée (enfin, je crois...Moi, je n'ai toujours pas mon petit papier rose. Preuve que j'ai encore 15 ans dans ma tête.)

Quand on est ado, on est invincible. Et de toute façon, on s'en tape de mourir. On a bien le temps pour ça. Quand on sera vieux.

Quand j'avais 16 ans, je ne vivais que pour les WE, mon orientation professionnelle, les vacances, et les soirées dans l'arrière boutique de lingerie de la maman de Fabrice B. Certains soirs, le vendredi; on s'y réunissait à plusieurs et on faisait la fiesta. En fait, c'était surtout des méga beuveries où certains finissaient la tête dans la cuvette des toilettes!

A l'époque, j'avais la permission de minuit et ma mère me glissait tjr un billet pour que je puisse rentrer en taxi. Une sainte, ma mère.

Moi un peu moins...Mon grand jeu était de boire jusqu'à ce que la tête me tourne et que mes jambes soient un peu, juste un peu cotonneuses. L'îvresse, c'est merveilleux. Vraiment.

Avant hier à Canet-plage, une bande de jeunes ado s"amusaient à 1h du matin à la terrasse d'un bar juste en dessous de mon lieu de vacances. Moi, je rentrais d'une soirée au casino (encore un avantage supplémentaire qui arrive avec la majorité) et je prenais le frais avec mon amoureux sur la terrasse de l'appart.

Le bar fermait et les jeunes rentraient chez eux.

Sauf un.

Couché sur un banc, vomissant ses tripes entre deux phases comateuses. QQ filles ont essayé de le faire se relever en le houspillant. Il faut dire qu'un boulet qui vomit et qui comate, ce n'est pas glamour. Surtout pour des filles pas très fraîches non plus.

Après une bonne demi heure, elles ont fini par aller chercher une grande soeur qui a fini par appeler les pompiers. Entre temps, l'élu de mon coeur et moi-même étions descendus pour faire activer les choses... Bien sûr la tenancière du bar a juré ne pas leur avoir servi d'alcool... Quant à la police, elle est passé deux fois devant ce jeune sans lui porter assistance. Il faut dire qu'à Canet, c'est petit, et la police municipale connait bien les commerçants...Il semble me souvenir qu'il est interdit de servir de l'alcool à des mineurs de moins de 16 ans...Mais encore faut-il qu'il y ait des contrôles...

A deux heures du matin, ma mère est descendue, car le jeune était tjr là, sur son banc, incapable de se lever; les pompiers après l'avoir examiné l'on décrété OK et laissé là.

Finalement, un copain de la grande soeur est arrivé en voiture et a chargé notre comateux.

Quant aux parents...Injoignables.

Après tout, à 15 ans, on est grand, presque adulte, non? Alors pourquoi se soucier de savoir où traine son enfant à 2H du mat?

Dans cette histoire qui sont les plus fautifs? Le gamin irresponsable? Les parents inscrits aux abonnés absents? Les copains qui l'ont laissé s'ennivrer avant de rentrer chez eux sans se préoccuper de lui? Les tenanciers de bar qui servent de l'alcool à des mineurs déjà en état d'ébriété avancée? La police qui très commodément ne fait rien? Les pompiers qui laissent un gamin de 15 ans mal en point?

Et enfin : en Europe, 55 000 jeunes en moyenne meurent chaque année suite à la consommation d’alcool, et en France, ce fléau tue près de 35 000 personnes par an.


Les données statistiques mettent en avant des changements préoccupants dans les habitudes des adolescents en matière de boissons alcoolisées, et ceux-ci ont notamment trait à l’augmentation de la consommation excessive d’alcool chez les mineurs. Les risques sont malheureusement trop souvent banalisés mais sont pourtant  nombreux: violence, coma éthylique, abus sexuels, conduite en état d’ivresse…

On n'est pas sérieux quand on a 15 ans, c'est normal.

Ce qui l'est moins, c'est quand les adultes, oublient de l'être et faillissent à leur responsabilités.

 

Pour conclure:

B/ Sanctions (articles L.3353-3 à L.3353-6 du code de la santé publique)

La vente, dans les débits de boissons et tous commerces ou lieux publics, ou l’offre à titre gratuit à des mineurs de moins de 16 ans, de boissons alcooliques à consommer sur place ou à emporter est punie de 3750 euros d’amende.

Le fait de se rendre coupable de ce délit en ayant déjà été condamné depuis moins de 5 ans pour ce même délit, est puni d’un an d’emprisonnement et de 7500 euros d’amende.

C/ Contrôle
Il n’existe pas de service de contrôle spécifiquement désigné pour le contrôle de cette interdiction. La constatation des infractions à ces dispositions relève de la police judiciaire.

Et pour l'anecdote, notre ministre de l'intérieur est passé à Canet ce mois-ci:

"A la plage ou en caserne, Hortefeux comme un poisson dans l'eau


Pyrénées-Orientales. Le ministre de l'Intérieur, qui commande désormais police et gendarmerie, était hier à Canet et sur l'aire du village catalan pour examiner le dispositif de sécurité mis en place pendant les vacances. L'occasion aussi de prendre un bain... de foule." (source l'Indépendant)

Bref, tout va bien à Canet en somme. Les tenanciers servent de l'alcool aux moins de 16 ans, la police ferme les yeux et...

Les ado trinquent... Santé et bonne fin de vacances! 

21.08.2009

la Blanche Colombe

La Blanche Colombe,

 

Il existe des escales que les PNC détestent. Dites Miami à un stew où une hôtesse et il vous répondra "houlalalala" sur un ton catastrophé.

Et pourtant lorsque ma gardienne me demande où je pars et que je réponds Miami, j'ai le droit à "halala quelle chance"!

En vérité, nous voyons le monde sous un angle plus pragmatique lorsque nous voyageons pour le travail. Nous ce qui nous fait rêver, ce ne sont pas les palmiers, mais un hôtel central, proche des restaurants et des commerces, avec une piscine bien exposée et loin d'un aéroport. Simplement parce qu'entre le moment où nous arrivons à l'hôtel et le départ du lendemain, il s'écoule souvent moins de 24H, alors on recherche confort, repos, calme et shopping rapide.

Souvent les gens s'imaginent que c'est largement suffisant pour profiter alors que c'est juste le nécessaire pour récupérer. Et c'est le cas du Miami. Car Miami est un vol éreintant avec une clientèle un peu clinquante, familiale et exigeante. Un rien particulière. Un chouia caricaturale aussi. Le dress code est le même pour la majorité, pantalon en lin, T-shirt bleu flashy ou rose pétant, Gucci et Prada, sac Marc Jacobs pour les ado. Et bien sûr, le bronzage extrême de circonstance.

Les vacances d'été sont donc des périodes de voyages vers la France. Et cerise sur le gateau; cette ligne a hérité des 747 de la flotte. Ceux qui n'ont pas la vidéo individuelle en éco. Donc 400 passagers, avec de nombreux enfants pendant presque 10h dans un avion, certes mythique, mais un peu dépassé en terme d'aménagements... Et bien sûr, il faut gagner le coeur de nos clients et leur donner envie de revenir. Dur.

Mais c'est parfois sur ce genre de vol où le service ressemble parfois à une bataille que nous trouvons des perles qui nous font sourire.

Sur le vol retour donc, avant de commencer le service repas, nous distribuons les repas spéciaux. Leur nombre peut varier. En Inde par exemple, il y a énormément de végétariens. Sur le vol pour Toronto également, du fait d'une importante migration indienne vers le Canada.

Sur le Miami, ce sont les repas enfants et les repas cashers. Hier, nous en avions 75 à distribuer, ce qui est beaucoup, presque 1/5 de l'avion. Le timing est important car les repas ne doivent pas refroidir, et malheureusement, les gens sont dispersés dans tout l'avion. Alors on se base sur la liste des passagers pour les retrouver, en priant St Christophe...

J'avais donc ma liste sous les yeux et avant de donner le plateau, je vérifiais que le prénom de l'enfant correspondait bien. Et là je tombe sur Blanche. Et sa petite soeur, Colombe.

Pendant quelques instant, je n'ai pas réalisé et puis, hop, ça a tilté.

La Blanche Colombe...J'avoue avoir demandé aux parents si c'était le fruit du hasard. Mais je n'ai pas insisté devant leur embarras. Pourtant, j'aurais bien demandé si elles n'avaient pas 2 petits frères; Bave et Crapaud.

C'est difficile à croire, mais c'est vrai. Moi, ma mère voulait m'appeler Marguerite, c'est le nom de la vache dans le film avec Fernandel... J'ai eu de la chance. Mon frère un peu moins, il s'appelle Régis. Mais à la décharge de ma mère; il est né bien avant les nuls et non, une bonne fois pour toutes, ce n'est pas un con! Merci pour lui.

13.08.2009

Quelques mots...Munich again...

Quelques mots...Munich again...

Petite correction en ce qui concerne les resto à Munich. Le super resto pour la saucisse, c'est ANDECHSER AM DOM sur la même place.

L'autre restaurant, on y mange très bien aussi, mais c'est moins élaboré.

Voili, voilou...

 
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